Le plus dur en quali : atteindre ce que les consos n’arrivent pas à dire

Le plus dur en quali, ce n’est pas de faire parler les consos. C’est d’atteindre ce qu’ils n’arrivent pas à dire ! 🧊
Ma chère binôme Hélène Luong a ouvert cette série « études qualitatives et IA », en racontant comment elle avait changé d’avis sur l’IA et le sensible. Je prends la suite, sur un moment qui compte vraiment : le recueil. Deux usages, très concrets, font évoluer nos façons de faire dans notre quête du sensible chez iasagora.
1. Quand une conso compare une texture à « du velours un peu froid », on tient une porte entrouverte… mais entrouverte seulement. Avant, on notait l’analogie, on relançait une fois ou deux à l’oral, et on passait. Aujourd’hui, on peut la faire exister, en direct : une image, un son, un registre sémantique générés pendant l’entretien, que la conso corrige, rejette, affine. « Non, pas ça… plutôt ça, mais en plus mat. » Trois allers-retours, et on est passés d’une jolie formule à quelque chose de vraiment précis. La partie immergée de l’iceberg devient enfin discutable ✨ !
2. Moins spectaculaire mais tellement vécu : les travaux asynchrones, journaux de bord, blogs… On connaît tous le piège : des consignes oubliées, des réponses en trois mots, un matériau inégal. Une guidance IA progressive relance au bon moment, vérifie que rien n’est passé à la trappe, invite à préciser. Elle ne remplace ni l’interviewer, ni l’analyste, évidemment ! Mais ce qui arrive entre nos mains est à la fois plus riche et plus fin. (Spoiler : ça ne marche que si le dispositif reste pensé par des humains, de bout en bout…)
Et selon vous, jusqu’où peut-on aller dans le recueil sans dénaturer la parole des consos ? Je suis très preneuse de vos retours, et de vos éventuelles réserves ! 👇
Prochain épisode : ce qu’on fait de tout ça. Parce qu’un insight capté mais mal transmis, c’est un insight perdu… et là aussi, l’IA rebat les cartes.
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