Merci à Todd Lubart et à toute l’équipe UMR LaPEA / Fondation Université Paris Cité de nous avoir permis de coorganiser cette journée dense et précieuse sur le maillage entre créativité, innovation et IA.
👉 Ce que j’en retiens : la créativité augmentée ne fonctionne que si l’humain reste aux commandes de son intention et arrive à mettre à profit l’incarnation éclair de ces intuitions.
Avec Baptiste Talandier, nous avons partagé un retour terrain montrant comment chez iasagora, nous alternons volontairement phases humaines et phases augmentées dans un processus créatif dans nos projets réels. Notre conviction : préserver le noyau d’intuition collective. L’IA augmente, mais attention si l’humain lâche les commandes de son intention, on produit vite, beaucoup, certes, mais creux.
Quelques éclairages qui m’ont marqué :
🔬 Florent Vinchon, Caroline Lafforet, PhD & Todd Lubart (LaPEA)
L’IA produit en quantité, mais l’originalité profonde reste du côté de l’intention humaine. L’IA est un co-créateur conditionnel — elle produit, mais elle ne désire pas. Et dans un processus créatif, le désir de l’initiateur reste le moteur que rien ne remplace.
🧠 guy Aznar
Deux intelligences depuis le Néolithique : l’une rationnelle, l’autre sensible. Rien de nouveau, rien d’opposé. L’IA prolonge la première. À nous de ne pas abandonner la seconde — et de gérer la rencontre entre la puissance de raisonnement de l’IA et l’intuition humaine qui reste unique.
📊 Raphaël Teixeira & Guy Parmentier (Grenoble IAE / CERAG)
La relation à l’IA n’est pas seulement fonctionnelle, elle est aussi psychologique. Ceux qui l’investissent vraiment changent de posture — ils procrastinent moins, explorent plus, osent davantage. La machine comme miroir d’une liberté créative qu’on ne se donnait pas.
🎨 Stéphane Audouin (Agence Marcel / Publicis)
L’IA produit de beaux résultats qui donnent l’illusion que le concept est abouti. La nouvelle compétence ? Apprendre à ne pas se faire piéger par sa propre production. Elle accélère l’exploration, mais rend la convergence encore plus difficile. Ce qui devient rare et précieux : la capacité à choisir avec une intention claire.
🤝 Maejda Marcon & l’équipe INCIAM (Université Aix-Marseille)
Et si la chaleur perçue de l’IA influençait la qualité de ce qu’on crée avec elle ? Leurs données le montrent : au-dessus d’un certain seuil de compétence, c’est la dimension relationnelle qui fait la différence. La relation qu’on prête à la machine, même inconsciemment, conditionne notre engagement créatif.
Merci à tous les participants pour leurs regards inspirants. 🙏




