Il y a quelques jours, j’ai eu le plaisir d’animer 2 sessions créatives en distanciel pour iasagora : 1 animateur pour 14 participants. Et voici ce que j’ai appris…
– 1 animateur pour 14 participants, ça passe ! C’est un peu sport mais ça va !
– Préparer un board Miro, c’est long, et ça demande pas mal d’itérations… Mais c’est indispensable pour être à l’aise en session.
– Les fonctions “Meeting” et “BreakoutFrames” de Miro sont géniales. A utiliser de toute urgence pour vos prochains workshops Miro : personne ne se perd sur le board!
– J’adore ce côté #streamer / animateur de radio du distanciel!
– On obtient des résultats tout aussi riches qu’une session en présentiel, et on peut faire collaborer l’Australie et l’Europe sans billet d’avion!
Et vous ? Vous aimez les sessions à distance ? 🙂
Retrouver le post Linkedin avec Baptiste, membre fondateur de iasagora.
PLUS DE DÉTAILS SUR L'ARTICLE
Faciliter des ateliers collaboratifs avec Miro : retour d'expérience et bonnes pratiques
Miro est devenu l'un des outils incontournables de la facilitation à distance. Ce tableau blanc numérique collaboratif permet à des équipes dispersées géographiquement de cocréer, brainstormer, prioriser et prototyper ensemble en temps réel ou en asynchrone. Chez iasagora, Miro fait partie de notre quotidien. Nous l'utilisons aussi bien pour animer des ateliers créatifs avec nos clients que pour piloter nos propres projets internes. Voici un retour d'expérience sur ce qui fait la différence entre un atelier Miro réussi et un board qui laisse les participants perdus.
Pourquoi Miro s'est imposé
Plusieurs raisons expliquent la place que Miro a prise dans l'écosystème de la facilitation. D'abord, sa polyvalence. Miro ne sert pas uniquement au brainstorming. On peut y construire des parcours clients, des cartes d'empathie, des rétrospectives d'équipe, des roadmaps produit, des matrices de priorisation. Le tableau blanc a une dimension quasi infinie il ne faut pas le voir comme un écran mais comme une salle de réunion entière, avec ses différentes zones de travail.
Ensuite, son accessibilité. L'outil propose une bibliothèque de templates fournie qui permet de structurer rapidement un atelier sans repartir de zéro. L'interface reste intuitive, même pour des participants qui ne l'ont jamais utilisé auparavant. Dans notre expérience, cinq à dix minutes de prise en main suffisent pour que tout le monde soit opérationnel.
Enfin, Miro intègre des fonctionnalités interactives qui enrichissent l'animation : timer intégré pour cadencer les séquences, gommettes de vote pour converger rapidement vers les idées prioritaires, mode présentation pour guider les participants étape par étape, et la possibilité de cacher des zones du board pour les dévoiler au fur et à mesure de l'atelier.
Préparer le board : la clé d'une animation fluide
Animer à distance demande plus de préparation qu'un atelier en présentiel. On ne peut pas improviser de la même façon quand les participants sont derrière leurs écrans. Le board Miro ne doit pas ressembler à une page blanche quand les participants arrivent. Il faut préparer les différentes zones de travail, numéroter les étapes, indiquer les consignes et le temps alloué à chaque activité.
Chez iasagora, nous structurons systématiquement nos boards selon un principe narratif : on raconte une histoire. Les différentes étapes de l'atelier apparaissent visuellement de gauche à droite, comme un parcours. Chaque zone est clairement identifiée nom de l'activité, consigne, temps imparti, résultat attendu. Le board doit être autoporteur : si un participant se perd, il peut retrouver son chemin sans aide.
Nous affichons aussi le nom des participants, l'agenda et les objectifs de l'atelier en permanence. Ces repères visuels réduisent l'anxiété et permettent à chacun de se situer dans le déroulé.
Animer avec rythme et bienveillance
Une fois le cadre posé, l'animation elle-même demande quelques ajustements par rapport au présentiel.
Favoriser le travail individuel avant la mise en commun. En présentiel, les discussions spontanées alimentent la créativité. À distance, ce mode fonctionne moins bien. Il est souvent plus productif de laisser chaque participant réfléchir seul pendant quelques minutes, poser ses idées sur des post-its, puis passer à une phase de restitution collective. Ce format a un avantage inattendu : les profils plus introvertis contribuent autant que les autres.
Garder un rythme soutenu. La concentration à distance est plus fragile qu'en salle. Mieux vaut alterner les séquences courtes dix à quinze minutes de travail individuel, cinq minutes de partage et ne pas dépasser deux heures sans pause.
Utiliser les fonctionnalités interactives. Le timer donne du rythme. Les votes permettent de converger sans débat interminable. Le mode « Bring everyone to me » ramène les participants perdus à la position de l'animateur. La fonction « Summon » attire l'attention de tous sur un point précis du board.
Miro et la méthode ias.a
Dans notre pratique, Miro s'intègre naturellement aux différentes phases de la méthode ias.a. En phase d'empathie, nous utilisons le board pour construire des cartes d'empathie collaboratives, enrichies en temps réel par les observations de terrain. En phase de définition, le board permet de formuler et affiner les challenges créatifs avec l'équipe. En phase d'idéation, les post-its digitaux et les techniques de divergence prennent tout leur sens sur le tableau infini. En phase de prototypage, Miro accueille les premières ébauches visuelles. Et en phase d'expérimentation, le board sert à structurer les retours des consommateurs.
Miro peut aussi être couplé à des outils de visioconférence comme Teams ou Zoom pour combiner l'oral et le visuel. Nous recommandons de limiter le nombre d'outils à deux maximum : un pour la visio, un pour la collaboration.
Après l'atelier : capitaliser sur les productions
L'un des grands atouts de Miro par rapport aux ateliers physiques, c'est que tout reste en place. Pas besoin de prendre en photo des murs couverts de post-its ou de retranscrire des flip charts. Le board est consultable après coup, partageable avec les absents et exportable en PDF ou en image.
Pour autant, le travail ne s'arrête pas à la fin de la session. Il est utile de réorganiser le board dans les heures qui suivent : supprimer les doublons, mettre en évidence les décisions prises, lister les prochaines actions et identifier les porteurs. Ce travail de synthèse transforme un atelier productif en un véritable outil de pilotage.
Faciliter avec Miro demande un peu de rigueur et de préparation, mais les résultats sont là. Les échanges sont cadrés, les contributions plus équilibrées, et les productions directement exploitables. Pour les équipes qui travaillent en mode hybride ou full remote, c'est un levier concret pour maintenir une dynamique collective forte.




