Innovation agile et sensible en action

IA et études qualitatives : vers des insights plus riches

Je me trompais.​
Il y a huit mois, j’écrivais ici que l’IA générative restait à côté de la partie la plus délicate du quali : les sensations, les émotions, tout ce qui échappe au verbatim direct. D’abord parce que ce sont souvent des ressentis inconscients. Ensuite parce que peu de gens ont le vocabulaire pour décrire finement les cinquante nuances d’une douceur — olfactive, tactile, gustative, psychologique.​
Je le pensais. Je ne le pense plus.​
Pas parce que l’IA décode mieux l’humain que l’humain. Mais utilisée autrement — pas pour automatiser l’entretien, mais pour aider les gens à mettre en forme ce qu’ils n’auraient pas su exprimer seuls — ça fonctionne, et plutôt bien ! Avec Clotilde Lacambre, on hybride depuis quelques mois techniques projectives et stimuli générés par IA, en direct, pendant les groupes et les entretiens. Donner un visage, une texture, un son à un ressenti permet de le cerner avec une précision qu’aucune question ouverte n’obtient.​
Pour nous, l’enjeu n’est pas de simplifier le quali avec l’IA. C’est de l’augmenter, sur deux fronts : la profondeur du recueil, et la restitution des enseignements. Parce qu’une fois l’insight capté, la vraie question arrive : qu’en fait-on ensuite ? Combien d’études finissent en trois verbatims sur une slide que plus personne ne rouvre six mois après ?​
On a la chance de pouvoir s’appuyer sur le studio de iasagora — image, son, vidéo, avatars — pour donner corps à ces insights plutôt que les consigner dans un rapport. Les premiers cas sont en cours.​
Prochain post : les outils qui changent la manière de recueillir. Parce que tout commence là. Stay tuned !​
Et vous — qu’est-ce que vous n’osez pas demander à une étude qualitative ?​

Animation d'un entretien qualitatif enrichi par l'intelligence artificielle pour explorer les émotions et les ressentis des participants.